Vendredi 21 août 2009

" L'imagination a un pouvoir immense
celui de connecter des impossibles
et des tangibles
celui de réaliser des rêves...."

Et c'est pour cela que nous racontons des histoires qui ne tiennent qu'à un fil, au fil du temps qui défile, et défie l'imparfait...

Sophie et Claire se reposent, ensemble dans un endroit que moi seule je connais. Elles changent, elles vivent, elles rêvent, et leur vie est une histoire pas encore racontée, mais peut-être déjà vécue ici, là et ailleurs, par d'autres...

Merci d'avoir suivi les lignes au creux de leurs mains ouvertes à la vie, à l'amour et à la peine aussi...
à très bientôt !



                                 *  FrédériqueLR  *
Par FrédériqueLR - Publié dans : écriture et poésie
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Mardi 14 juillet 2009
Moi non plus je n'osai lire la suite...
Et pourtant quelque chose d'impalpable me disait que dans ces lignes il y avait comme une clé... un code à déchiffrer.
Les mots de Sophie me remplissaient de bonheur, tant le sien était contagieux. Mais que cachaient-ils au fond ?
Elle semble tellement éprise...douce folie que la sienne.
Comment fait-elle pour dire le mot juste à cet homme ? Et par quelle magie lui répond-il ainsi ? Sans doute le goût du jeu que procurent ces échanges électroniques, où les distances de toutes sortes sont finalement abolies. Quoiqu'en soit le prix d'ailleurs.
Moi, il me semble que c'est toujours mon corps qui a parlé d'abord. Une main, un regard, enlacer le mâle tout à coup et le sentir se rapprocher. Il me semble avoir lu quelque part une phrase qui disait çà... " Une femme qui "pelote" un homme, c'est toujours plus élégant qu'un homme....dans la rue ...".
Je pris mon vieux carnet, et j'emportai avec moi des mots qu'il faudrait relire. Ceux que je n'ai toujours pas osé, tenté, ni  essayé de redire ici avec le recul du temps froissé, ce temps que l'on plie comme un drap dans l'armoire. Ce temps qu'on laisse aux parfums qui entêtent au début et dont l'odeur n'est plus que celle du souvenir bientôt, et qui finit par prendre un mauvais pli, un pli qu'aucun fer, ni aucune vapeur n'assouplit jamais.
Je pris mon vieux carnet et la mémoire de Sven, les racines de Julie...aussi...Elle rentre très bientôt, son séjour s'est prolongé par quelques escapades magiques m'-a-t-elle dit l'autre soir. La côte ouest, et ses rochers de granit ronds et roses, Smögen, ce joli petit port aux maisons de bois colorées posées côte à côte en une harmonie simple de planches et de rusticité élégante. Un ponton de bois fait usage de trottoir et il fait si bon y déambuler le soir, dans la rumeur chaude des marins norvégiens venus trouver là une halte pittoresque. Je me souviens y avoir croisé un couple de Français, elle ronde et embijoutée, lui bedonnant et sans intérêt...." C'est quand même moins bien que St Trop'..." dit-elle tout à coup...ce qui me valut un fameux fou rire. Certes les jeunes gens étaient bronzés, beaux, et respiraient l'aisance, certes les bouteilles étaient nombreuses, de bière et de vrai bon champagne, sur les voiliers amarés au long du quai...Mais bon...
Le touriste français n'a jamais peur du ridicule...

D'ici à son retour il faudrait que j'étale mes souvenirs, comme on étale les cartes ... Alors d'abord relire mes impressions d'alors, ce que j'avais pu dire et que peut-être ma mémoire a tellement absorbé que l'oubli aura fait son oeuvre...Grand nettoyage...du disque dur. On ne garde jamais tout tout à fait, on ne perd jamais tout non plus. Il suffit parfois d'un grain de sable, d'une feuille, d'un mot, ou d'une image pour que renaissent des moments perdus, ou tout simplement rangés à l'abri de nos désirs, ou de notre volonté d'en découdre avec les démons qui nous rongent.
Ce printemps m'allait bien, je le portais comme on porte un vêtement qu'on aime, et dans lequel on est vraiment soi. Un jean lavé plusieurs fois qui épouse les formes et un T-hirt blanc pour allumer la lumière sur mes joues déjà caressées par le soleil.
Ballerines légères pour une courte promenade et mon refuge au bord de l'eau.
Il me fallait cette eau, l'impression de l'ailleurs et les bras en vacances pour retrouver tout çà... Je perdrai mon regard dans le fleuve qui coule et sentirai sans doute le parfum des embruns.
Au bout de l'île St Louis. Un jardin. Un square plutôt. Un banc. La Seine et moi.
Rendez-vous.



Par FrédériqueLR - Publié dans : écriture et poésie
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Lundi 6 juillet 2009


...."Vos images exquises... chaque jour ... ravissent mes pupilles..."
Le temps et le printemps s'étaient laissé couler au rythme des heures que parfument les fleurs.
J'avais osé, n'y tenant plus, ma gorge assassinée du silence éternel, mon ventre torturé, ma mémoire perdue, éperdues mes envies de croiser son regard encore...J'avais osé un court poème, deux ou trois lignes posant l'équation...Un semblant de haïku...à l'insu de ma plume d'ordinaire plus agitée.
" Le premier pavot
a déployé sa corolle de papier froissé
c'est l'extase..."
Et j'avais attendu encore, comme attend le pêcheur, quand la mouche est posée sur les rides de la belle rivière, au mileu, le tressaillement presqu'imperceptible à l'œil novice....la récompense faite à la patience.
Un jour, deux jours, une semaine.
Puis deux et encore une...
Que l'attente est cruelle et cruelles les heures. Le pavot se dressa, puis s'ouvrit, offrant ses trésors noirs et poudrés à mon regard émerveillé, pour enfin mourir à mes pieds, vide du sens et de l'essence que je lui avait donnés.
Et puis un matin, à l'heure où le soleil passant par dessus le toit, jette ses rayons sur les roses qui dansent en bouton, malgré le deuil...St Laurent est mort, mes roses défilent en Lacroix...
Un matin donc plus joli que les autres, plus doux aussi sans doute, un rayon taquin vint chatouiller mon oeil gauche, habile, alors que fébrile et un brin désespérée j'ouvrais ma boîte à messages.
Dr R.....H ..... Re: Opium
Anesthésiée, endormie, ramollie, je posai mes doigts pris soudain d'une raideur nouvelle.
Le message apparut, délivré dans l'instant quand j'avais attendu si longtemps sa venue.
Et l'extase me prit à son tour en corolle... je me pamai de bonheur. Une larme à mes iris.
Un souffle m'emporta qui me fit quitter terre.
Un extrait de bonheur libérait son parfum, et mon corps avec lui.
Je me fis plus légère et quittai un instant l'écran et ses images.
Il me fallait de l'air, du vent, des plumes... Mon ange enfin se posait près de moi...
Je n'osai lire la suite...

Par FrédériqueLR - Publié dans : écriture et poésie
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Mercredi 10 juin 2009
Hier, j'ai accroché dans la salle de bains ce beau miroir gustavien, légèrement grisé, un gris tirant vers le bleu... vite emballé en quittant le Quai aux fleurs.
J'ai du mal on dirait à me défaire de mes démons.
Mais, il est bien, là, dans cette pièce d'eau et de buée, on dirait moi. Mes larmes et mon regard troublé, après mes lectures et ma plongée profonde dans les eaux noires de mes passés tragiques. Après cette nuit étrange. Après lui. Après lui, là, tout près, si longtemps après.
Et c'est vrai, c'est moi que j'aperçois dans le halo clair oublié en son centre. Mon image en reflet. Moi, mon corps...Pas si mal au fond. Malgré ma cinquantaine bien entamée. A voir Sophie si ...comment dirais-je, autrement que bien conservée, ce qui franchement n'est ni joli, ni flatteur, au fond, elle qui n'a pas encore accroché le wagon des "fiftysomething"... Belle, c'est tout.
Belle, dans la beauté de l'âge. Belle, comme on ne l'est pas à vingt ans, ni à trente, belle comme à quarante. Lisse, dorée, musclée... Epanouie. J'ai admis il y a quelques temps, et en l'observant, sans jalousie, parce que la jalousie est un sentiment idiot: si tu envies quelqu'un, regarde-toi de plus près et bouge ! J'ai admis donc, que la culture du corps relevait de l'indispensable. Que le bien vieillir sans doute passait un peu par là. Alors, sans écouter ni relire les fadaises de mon magazine du lundi, sans prendre au pied de la lettre les conseils mal avisés qu'il prodigue à chaque printemps... Du genre, "Comment préparer son corps avant l'été..." Maillot en vue...on planque tout ce qui dépasse ! " En deux mois ???
Et là on vous dit en substance que vous pourriez courir, et même plusieurs fois par semaine, et encore... que si vous n'aimez pas çà, rien de grave, allez-y en mode ipod...les écouteurs vissés sur les oreilles... Et j'entends Sophie encore, l'autre jour:
"Petit 1, "rien ne sert de courir...", petit 2, si on n'aime pas çà, mieux vaut faire autre chose...petit 3 : Alzheimer assuré si on se coupe du sensoriel !
Ecouter, entendre, reconnaître les musiques qui jalonneront un parcours de plaisir. Et s'écouter soi-même respirer, se sentir... se vivre..."
Bref, en me concentrant sur moi, mes désarrois, mes faiblesses, j'ai compris une chose, la beauté, même avec un capital de départ, ça se travaille...
Deux mois que je fais le tour de moi-même, pour mieux me cerner, deux mois que je tire les ficelles de cette marionnette endormie que j'étais devenue. J'étire, en douceur, je muscle en musique, je marche, et je m'entends renaître.
Sophie me l'a dit, "Ne cours pas ! tu ne te rattraperais pas, c'est trop tard...et pas indispensable."
Et me voilà, nue dans le reflet de cette gustavienne image, pas si mal.
Nue et pleine d'envies, pour la première fois depuis...
Depuis Antoine, sans doute...Dix ans... C'est long dix ans ? Je n'en sais rien. Long et court à la fois, mais vide, tellement vide quand on est plus rien. Quand tout s'écroule. Quand les murs sont si hauts que la lumière du soleil n'apparait plus jamais à aucun horizon.
Oh bien sûr, des bras, des bouches, sans chaleur et sans saveur, ont croisé mes nuits tristes... depuis... Mais faire l'amour à une morte... Pas le pied, ont-ils du se dire... ou plutôt... "Quel guépier !"
Pas de téléphone, pas de mail. A peine un regard, sur mes formes qui s'alourdissaient jusqu'à peser sur la légèreté de ces rencontres éphémères.
Pas si mal.
Je tourne, je regarde , je me regarde, je me vois...Je commence à m'aimer... Un  peu.
Arrêt sur image.
Par FrédériqueLR - Publié dans : écriture et poésie
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Mardi 9 juin 2009
Parfois, une idée en entraîne une autre, une image en appelle une autre, la mémoire fait son marché quand on la laisse déambuler sur les pavés de nos chemins intérieurs.
Et la vie est étrange qui noue des liens, fait des boucles avec nos jours et nos nuits, tisse une toile où se projettent nos désirs, nos envies plus légères, nos passions, nos démons, visibles ou invisibles d'ailleurs.
En retrouvant le catalogue de cette expo sur Hammershoi, j'avais pris les lumières du générique en pleine figure et la BO un peu effacée d'un passé encore proche s'est mise à hurler dans mes oreilles.
Comme je l'ai aimé... et comme cet amour m'a perdue. Perdue comme jamais. Tuée. En me prenant ce que j'avais de plus doux. Et le reste de mes envies.
Relire les mots d'Antoine. Rajeunir un instant... et voir mes rides à la loupe, tout çà, en l'espace d'un clin d'oeil, vous savez, celui, involontaire de nos yeux...quand battent les cils, comme pour balayer un vague nuage sur nos iris.
Antoine, c'est la première fois que je peux penser à son prénom, la première fois que je peux l'écrire sans ressentir la lame du désespoir et de la perte creuser mon ventre mort. Antoine et sa musique, Antoine, sous les toits, Antoine, ses livres, les mots qu'ils me lisait et qui valaient tous les discours, tous les atours dont se parent les mâles. Ses mots, qui me faisaient fondre, glissés dans la pénombre amie de sa tannière d'artiste. Sous les étoiles exactement. Avant ses mains.
Avant les matins lumière, sous la verrière.
Je voudrais ouvrir les yeux et les brûler à ce soleil déchu.
Je ne peux pas. Je me suis habituée à l'ombre.
En le retrouvant lui, derrière mes yeux, dans ces tableaux, dans ces poèmes, c'est un autre qui a ressucité. Avec une violence rare.
La violence des plaies jamais fermées, qui suintent éternellement la douleur.
C'est là que j'ai marqué mes jours à venir du sceau de l'inconstance. De la légèreté. Sous couvert de ce que je pensais être la liberté. Tellement grande, qu'on aurait pu l'écrire avec deux L . C'est alors que ma vie s'est peinte de gris, de gris bleu, de bleus et de blues.
Ma liberté.
Mon esclavage.
Ma prison.
Des teintes étalées au couteau, ou jetées sur ma vie, comme sur une toile abstraite, celles que parfois je contemple, sans vraiment les comprendre.
Mais parfois je les aime. Sans raison. Juste comme çà. Aimer. Ne pas chercher. Mais aimer.
M'arrêter un instant sur mon image.
Aimer ce que je suis.

Par FrédériqueLR - Publié dans : écriture et poésie
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Qui je suis....

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Laissez-moi vous dire

Mes mots sont à moi, je vous les prête...
Ne les empruntez pas...
Merci .

Un peu de moi...mais pas trop

                                                                                                
                                                                  
Je suis née au Mexique, ou plutôt à la frontière italienne, dans le chant des lavandes,ou sur un tapis d'édelweiss. Et j'ai toujours connu le parfum fou des fleurs et l'ivresse des auteurs, la chaleur et la neige,les odeurs de provence,l'huile,les fruits,le thé,le vin,le vent...et la musique.Mon premier rock, c'est ma rivière, mes rolling stones dans ma vallée.
J'ai les yeux couleurs Ubaye, et la fougue de ses eaux,
le calme clair de ses montagnes, la douceur vive de mon berceau d'hiver.Je suis une fille des montagnes, réfugiée dans un pays plat, qui court au milieu des bois, et rêve dans les eaux calmes d'un fleuve roi.


Musiques au coeur


Les indispensables
...
parmi tant et tant
je les ajouterai
au fil du temps











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