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Je resterai dormir

Publié le par FrédériqueLR

Je resterai dormir

Toi tu feras la belle

Sans t’en apercevoir

Un coup d’œil au miroir

A peine un peu de fard

Du noir…

Passe dans ton regard

Sur la pointe des cils

Et…

Un nuage de poudre

De la couleur tranquille

D’un ciel un peu grisé

Posé sur tes paupières

Comme un morceau de rêve

Je resterai dormir ( voix off)

Tu ( n’) joueras pas la star

Noyée dans le satin

De celles qui confondent

Nuits blanches

Et heures de velours

Pour fuir

Dans le blême des matins

Sans amour

Sur leurs lèvres on devine

Autre chose qui traîne

A la lumière des phares

Toi…

Tu (n’) feras pas semblant

De t’envoler

Plume blanche

Tu feras voyager

Dans tes doigts les rubans

Les carrés de dentelle

Comme un paradis blanc

A tes hanches un mirage

Une leçon de choses

Ce voile

J’ai l’âge de nos mains

Là-bas, un escarpin

Et ton sourire rose

Pas besoin d’autre chose

Je resterai dormir

Je resterai

Je resterai dormir

FrédériqueLR© TOUS DROITS RESERVES

 

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Au dernier moment. A ma fille.

Publié le par FrédériqueLR

Au dernier moment. A ma fille.

Je pourrais vous parler des jolis yeux du père. Vous dire que ses mots sont parmi les plus beaux.

Que sa musique emporte et les cœurs et les songes, que les heures sont douces à l'écouter encore. Eh oui, je pourrais, quitter mes bottes bleu-marine, mes rayures de coton, me poser sur la laine et laisser mon humeur vous parler de musique...pendant de longues heures... Mais au dernier moment, m'est venue une idée. En parler, mais autrement.

Laisser tourner un peu la machine à penser... Et poser là des mots.

La fille du danseur

Elle promène les yeux

Sur les pas des fourmis

Compte de chaque fleur

Le nombre d’étamines

Caresse les pétales

En connaît la douceur

Elle rêve sans doute

Les pieds nus sur la terre

Dessine de ses mains

Des volutes de craie

Invisibles peut-être

Mais moi je les ai vus

Les secrets qu’elle emporte

Les murmures qu’elle porte

Sur sa bouche de sucre

Sous la frange des cils

Je les ai lus les mots

Qu’elle hésite à chanter

Je l’ai connu son rire

Avant de le garder

Là…

Je l’ai gardé à l’intérieur

Le rire de la fille du danseur

Sur la pointe des pieds

Elle tentait d’attraper

L’aile d’un papillon

Du soleil, un rayon

Sur la pointe des pieds

Moi je l’ai vue tourner

Et puis…

Sous la lune indécise

Cueillir entre ses doigts

Une petite étoile

Elle promène les yeux

Sur les pas des fourmis

La fille du danseur

C’est lui qui l’a menée

Entre les roses tendres

Sur les pavés anciens

Et les lèvres cerise

Vers le vitrail que peint

La lumière des églises

Je l’ai gardé à l’intérieur

Le rire de la fille du danseur

La fille du danseur

Porte des ballerines

FrédériqueLR© Tous droits réservés

Il était 9h30, j’avais écouté Europe 1, Aurélie Dupont chez Maxime Switek, et puis

Un étrange chanteur bavardant avec Augustin ( Trapenard ), Flavien Berger.

Le 30 avril 2015.

à suivre... peut-être qu'au dernier moment... j'en parlerai quand même.

sans doute en dirai-je davantage, cet opus mérite qu'on s'y attarde, vraiment, qu'on le fasse tourner, tout le temps.

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Avril encore, poudré de neige virginale.

Publié le par FrédériqueLR

snowflakes and tulips Tous droits réservés à FrédériqueLR©, publié sur MYSPACE

DateCreated

4/19/2008 1:06:00 AM

PostedDate

4/19/2008 8:04:00 AM

Body

First cup of tea on my pillow

He's made for me the sweetest blend

The morning lights through out the window

Announce a day that's going slow

The soft petals of april snow

Are falling down dancing a slow

I think I've met a real knight

There are snowflakes on the tulips

A kiss is floating on my lips

The pink petals of his smile

There, have been dancing for a while

Although my life is a strange brew

He lets me be just what I'm like

Happiness joy and sorrow too

I think I've met a real knight

Rolling my nights in white satin

There are snowflakes on the tulips

The soft petals of april snow

Are falling down dancing a slow

A kiss is floating on my lips

FLR©

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En avril, tout ne tient qu'à un fil.

Publié le par FrédériqueLR

Puisque la douche d'hier a ramené le soleil, je vous redonne à lire des textes anciens.

Textes du moment.

Textes du mois, de moi. Publiés sur MYSPACE.

Tous droits réservés FrédériqueLR©

new york new york

DateCreated

4/12/2008 12:42:00 AM

PostedDate

4/12/2008 12:41:00 AM

Body

April showers

Round green table in Time square

She wishes just he would be there

Waiting for …her glossy lips

Her old blue jeans , her swinging hips,

Sunny skies through high green trees

Warm blooming spring and busy bees

The green emerald of her eyes

Seizes the feeling he's near by

Seating on a wrecked garden chair

The wind playing with his hair

Yet love was in the air

But on a different tune

Cause april never ever shares

The love story that's told in june

There always are sudden showers

Pouring down on the flowers

Devastating our dreams

Bringing sorrow as it seems

New York is far so far away,

She's never even been that way

And though her love has been all true

It will turn out some kind of blue

She was dreaming of cheese cake

But her stomach now will ache

Are there round tables in Time square

Any green painted wrecked chairs

Yet love was in the air

But on a different tune

Cause april never ever shares

The love story that's told in june

There always are sudden showers

Pouring down on the flowers

Devastating our dreams

Bringing sorrow as it seems FLR ©

De l'image aux mots, ainsi naissent les lignes. Sur le fil ...

De l'image aux mots, ainsi naissent les lignes. Sur le fil ...

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Une façon comme une autre d'avoir le pied à l'étrier.

Publié le par FrédériqueLR

Albert Dupontel, 9 mois ferme plus tard...

Albert Dupontel, 9 mois ferme plus tard...

Je suis passée par le bar tabac. J'ai pas fumé. Un expresso sur le comptoir. C'est tout. Pas très chaud, d'ailleurs. J'ai choisi un fauteuil, il n'y avait que çà. Des fauteuils. Rouges. Tous. Tous les mêmes, alignés. Peu de monde. Et toute une rangée pour moi. Une ligne. J'ai coupé mon téléphone, ces petites boîtes sont trop bavardes parfois. Pourtant leurs messages ... chantent à nos oreilles aussi.

Après la musique, l'équilibre, fragile, les coups de frein qui font peur, les cheveux en bataille, les oiseaux sur la mer et le type hirsute qui fait la gueule, concentré mais heureux d'être malheureux peut-être, après les sabots, la vénus, ses talons, sa dégaine, son mal d'être, ce qu'elle n'est pas. Du tout... du tout. Mais avec beaucoup d'assurance.

Après tout çà... et le reste, je me suis dit, c'est "bar tabac", la clé. Dercourt, Denis, est d'accord. Je le cite : "Il ne doit pas y avoir de mauvais goût dans un film".

Après la musique, les coups de frein qui font peur, les cheveux en bataille, les oiseaux sur la mer et le type hirsute qui fait la gueule du premier de cordée, les mauvais comptes, le flou des mèches qui cachent le baiser qui guérit, baiser de nuit, pas forcément raccord avec le menthol, je me suis dit : "Il est beau ce cheval".

Mais avant tout çà, juste après l'équilibre fragile, le sable et le soleil, le vent et les oiseaux, le regard sur la mer, et la crinière fourbue, une phrase, une ligne m'est venue, dès le début du film.

"Lourd comme un cheval mort"... Sans savoir que... parfois on ne meurt qu'à moitié.

Mais, sous sa robe maquillée, eh oui, il existe des maquilleuses coloristes pour chevaux ( suivre le générique, avaler un aspro), qu'est-ce qu'il nous dit Othello ? Ou plutôt qu'est-ce qu'il nous chante ? Que peut-être tout est musique, ou tout n'est que musique. Et que, peut-être qu'il faut se casser la gueule vraiment, pour danser autrement.

La voix, les pas, le vent...

Là où se mélangent les mouvements des doigts, on lit la danse des sabots. Ou le contraire, mais c'est la musique qui emporte le morceau. Boum.

 

En équilibre est un film de Denis Dercourt avec Albert Dupontel, Cécile de France.

Une belle manière de se rétablir.

FrédériqueLR©

 

Une façon comme une autre d'avoir le pied à l'étrier.

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Rêver, parfois on se dit qu'on pourrait...

Publié le par FrédériqueLR

Je lisais. Je lisais un livre. Couchée sur le divan, lovée comme... comme on se love. Peut-être sans amour pour épouser les mots. Je lisais un livre. La couverture verte semblait donner l'espoir à l'idée même du titre. "Je vais bien, ne t'en fais pas". Derrière ces mots, le goût du rien, quand un autre s'en va. Cet autre qui dans son silence voyageur noircit quelques images timbrées.

Je lisais, impossible de dormir.

Je lisais. Silencieuse. Avec au corps chevillée, la tranquille sagesse des lignes qui font la résilience.

La musique était là.

Etrange et étrangère.

Plus tard, j'ai poussé la porte.

Mais avant, des mots, les miens, sont venus. Sans frapper. Il a fallu que je les tape. Pour ne pas les oublier.

"Il se peut" qu'un jour, je les pose sous vos yeux qui liront.

Résilience. Re silence y musica.

Olivier Adam. Sur les lèvres.

FLR©

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La droite est une ligne idéale, ou la ligne droite est ...

Publié le par FrédériqueLR

Je crois que j'ai le vertige. Ça va trop vite, ça défile. Mais pas envie de me défiler. Je fonce. L'asphalte court, on va friser le court-circuit. Peut-être.

Se caler dans le siège, comme on colle au baquet. Laisser couler.

Voilà, déjà l'image a changé. Ce garçon-là, là, au milieu des tours sans lumière, devant le rectangle d'une baie, dans un paysage contemporain, inhumain peut-être. Vide et blanc, quasi hospitalier, mais pas vraiment hospitalier. Pas l'endroit qu'on voudrait habiter. Un lieu à fuir pour un jardin. Des murs blancs des fenêtres courbées, des palmiers qui respirent la mer. Et une fille à aimer. Une fille qui lirait dans vos yeux, à s'y perdre sans plus respirer. Une fille qui laisserait sa peau tendue, offerte, aux bleus clairs d'un carré d'eau. Allongée.

Mais la fille, il faudra la trouver, sans faire exprès, d'histoire en histoires, de quiproquo, en étrange mal entendu.

Ce garçon là, au milieu de son monde blanc et vide, attend.

Un mot. Une lettre peut-être, en réponse à ses lignes. Ce garçon, à la vie de rien, écrit.

Il essaie. Sans vraiment réussir. Portes closes, rejet. Méditer sur le sujet.

Mais... parfois le destin, qui s'écrit sur le sable comme Paulo raconte son alchimiste, vient frapper. Machine à écrire, clavier.

Un manuscrit endormi sous le cuir et le tour est joué.

Magie ou manipulation ? Danger. Il va le faire. Ça le brûle de tricher.

Mais l'oiseau mort qui le regarde, le ventre à l'air, allongé, comme la fille, ventre rongé, chante à ses oreilles, muet. Chantage. Scénario étranger. La guerre, ça donne envie de tirer.

Et si tu tires, tu te demandes : ai-je le droit ? est-ce bien moi ? qui m'a poussé ? Un jour il faudra raconter.

Tricher, jouer, gagner comme dans ces casinos de la côte, où tout est faux, où tout transpire, le soleil sait bien écraser les feux follets. Ceux du succès, qu'on n'a pas vraiment mérité.

Honte.

Tricher encore. Et se cacher, jusqu'au miroir qui te renvoie ton image tellement déformée.

Faut-il souffrir pour écrire, cracher ses tripes sans tricher ?

Faut-il avoir mal, faire mal, pour vivre ?

Pierre Niney. Magistral.

Ana Girardot, magnifique.

Je crois que j'ai le vertige. Ça va trop vite, ça défile. Mais pas envie de me défiler. Je fonce.

Je fonce, dans le mur, pour vous le raconter.

J'aime le mot "idéal".

http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/id%C3%A9al_id%C3%A9ale_id%C3%A9als/41391

L'homme est une belle idée.

La femme est son avenir, passé.

Un homme idéal. Yann Gozlan. C'est réussi, on a plongé. Idéalement.

Parfois on ne fait pas semblant.

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Tempus fugit

Publié le par FrédériqueLR

Je suis tombée dessus.

Parce que je suis tombée dedans. C'est fou le vent comme ça vous pousse, obstinément.

C'est du bleu comme s'écrit la vie, du bleu comme se chante l'amour.

Je suis tombée dessus, et puis dedans. Pas fait exprès. Mais si jamais, quelqu'un, un jour osait, poser la question, demander.

Je dirais "Je suis tombée dessus, et puis dedans."

Je crois bien que j'ai du plonger.

Voilà.

Ecrire c'est souvent écouter.

FLR

Tempus fugit est une expression latine qui signifie « le temps fuit », plus communément traduite par « le temps passe vite ».

Elle est fréquemment utilisée en inscription sur les horloges. L'expression a été enregistrée dans les Géorgiques (livre III, vers 284), œuvre du poète romain Virgile : « Sed fugit interea, fugit inreparabile tempus, singula dum capti circumvectamur amore », ce qui signifie : « Mais en attendant, il fuit : le temps fuit sans retour, tandis que nous errons, prisonniers de notre amour du détail. »

Elle est parfois utilisée dans un sens moins familier : « Pendant ce temps, le temps s'échappe, irremplaçable », exprimant la préoccupation que le peu de temps dont on dispose est consommé par quelque chose qui peut avoir peu de substance intrinsèque ou d'importance à ce seul moment précis.

Mais rien n'efface l'essentiel.

On écrit, comme pondent les poules.

A bon amateur, ...

§

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