Mardi 20 décembre 2011
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Je pourrais vous dire que les feuilles sont rouges ou veinées de ces lignes dorées qui appellent l'hiver, vous parler en mots justes sans images futiles, de ces objets utiles qu'on oublie au
jardin la pelle et le râteau, la brouette chargée de pétales endormis de branches détachées, de cailloux et de terre, je pourrais vous parler des fleurs des chrysanthèmes, de l'atome, des bourses,
de la crise et des thèmes qui inondent le monde, de la pluie et du vent, de l'odeur de la mousse, des champignons géants, de la dernière rose qui mourra d'un frisson, de l'odeur de la soupe, du cri
du hérisson, je pourrais vous conter les heures que je compte en oubliant le temps sur le bout de mes doigts, les secondes fragiles qui balancent tranquilles au moindre souffle du vent... Je
pourrais vous décrire les nuances du ciel qui se lève doré s'étire dans la grisaille et va se coucher bleu gris dans le feu des entrailles du monde ..loin là-bas dans cet ouest fuyant, qui bruisse
sans cesse du roulement des vagues... Je pourrais, un verre de nectar en robe de cassis, faire tout un plat des choses qui m'entourent...Je pourrais vous chanter les rondeurs de la terre, l'amour
le vent la vie, la mort et le velours des cris, vous hurler la colère de tant d'êtres meurtris, murmurer des prières aux anges à l'abri de nos yeux en colère, demander haut et fort que cessent
toutes les guerres, balancer des Je t'aime, des Ne me quitte pas, faire de belles promesses, mentir même aux enfants, dire adieu à des fleurs rassemblées dans les larmes, dire oui en embrassant vos
yeux... Mais vous dire le silence, son écho sous mes doigts, ses tempêtes et sa voix, sa musique qui tremble, les pierres qu'il habite, les parfums qu'il récite, sa violente douceur, les larmes qui
le noient, le charme de ses pas...
Ne rien dire...
Etre là.
Juste témoin de ça.
FrédériqueLR© Tous droits réservés Photo Patrick Batard©
Par FrédériqueLR
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Mardi 20 décembre 2011
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Par FrédériqueLR
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Jeudi 30 décembre 2010
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17:56
Les textes de ce blog sont ma propriété, déposés, protégés.....
Bonne Lecture.....
Le salon est à votre disposition.
Et puis très Belle Fin d'Année... Nous nous retrouverons bientôt ..... parce que c'est comme ça...
J'y publierai "tous" les textes écrits pour mon ami
Patrick Batard, Photographe, un œil que j'aime
certains sont déjà cachés là....>>>> dans les pages
Une page spéciale "POP SWING ON PAPER" à l'occasion de l'exposition qui aura bientôt lieu à LORIENT(56) et à laquelle je
suis honorée et très heureuse de participer...link
Et d'autres, bien sûr
E la nave va.....
F.LR
Par FrédériqueLR
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Vendredi 21 août 2009
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14:22
" L'imagination a un pouvoir immense
celui de connecter des impossibles
et des tangibles
celui de réaliser des rêves...."
Et c'est pour cela que nous racontons des histoires qui ne tiennent qu'à un fil, au fil du temps qui défile, et défie l'imparfait...
Sophie et Claire se reposent, ensemble dans un endroit que moi seule je connais. Elles changent, elles vivent, elles rêvent, et leur vie est une histoire pas encore racontée, mais peut-être déjà
vécue ici, là et ailleurs, par d'autres...
Merci d'avoir suivi les lignes au creux de leurs mains ouvertes à la vie, à l'amour et à la peine aussi...
à très bientôt !
* FrédériqueLR *
Par FrédériqueLR
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Mardi 14 juillet 2009
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11:43
Moi non plus je n'osai lire la suite...
Et pourtant quelque chose d'impalpable me disait que dans ces lignes il y avait comme une clé... un code à déchiffrer.
Les mots de Sophie me remplissaient de bonheur, tant le sien était contagieux. Mais que cachaient-ils au fond ?
Elle semble tellement éprise...douce folie que la sienne.
Comment fait-elle pour dire le mot juste à cet homme ? Et par quelle magie lui répond-il ainsi ? Sans doute le goût du jeu que procurent ces échanges électroniques, où les distances de toutes
sortes sont finalement abolies. Quoiqu'en soit le prix d'ailleurs.
Moi, il me semble que c'est toujours mon corps qui a parlé d'abord. Une main, un regard, enlacer le mâle tout à coup et le sentir se rapprocher. Il me semble avoir lu quelque part une phrase qui
disait çà... " Une femme qui "pelote" un homme, c'est toujours plus élégant qu'un homme....dans la rue ...".
Je pris mon vieux carnet, et j'emportai avec moi des mots qu'il faudrait relire. Ceux que je n'ai toujours pas osé, tenté, ni essayé de redire ici avec le recul du temps froissé, ce temps que
l'on plie comme un drap dans l'armoire. Ce temps qu'on laisse aux parfums qui entêtent au début et dont l'odeur n'est plus que celle du souvenir bientôt, et qui finit par prendre un mauvais pli, un
pli qu'aucun fer, ni aucune vapeur n'assouplit jamais.
Je pris mon vieux carnet et la mémoire de Sven, les racines de Julie...aussi...Elle rentre très bientôt, son séjour s'est prolongé par quelques escapades magiques m'-a-t-elle dit l'autre soir. La
côte ouest, et ses rochers de granit ronds et roses, Smögen, ce joli petit port aux maisons de bois colorées posées côte à côte en une harmonie simple de planches et de rusticité élégante. Un
ponton de bois fait usage de trottoir et il fait si bon y déambuler le soir, dans la rumeur chaude des marins norvégiens venus trouver là une halte pittoresque. Je me souviens y avoir croisé un
couple de Français, elle ronde et embijoutée, lui bedonnant et sans intérêt...." C'est quand même moins bien que St Trop'..." dit-elle tout à coup...ce qui me valut un fameux fou rire. Certes les
jeunes gens étaient bronzés, beaux, et respiraient l'aisance, certes les bouteilles étaient nombreuses, de bière et de vrai bon champagne, sur les voiliers amarés au long du quai...Mais bon...
Le touriste français n'a jamais peur du ridicule...
D'ici à son retour il faudrait que j'étale mes souvenirs, comme on étale les cartes ... Alors d'abord relire mes
impressions d'alors, ce que j'avais pu dire et que peut-être ma mémoire a tellement absorbé que l'oubli aura fait son oeuvre...Grand nettoyage...du disque dur. On ne garde jamais tout tout à fait,
on ne perd jamais tout non plus. Il suffit parfois d'un grain de sable, d'une feuille, d'un mot, ou d'une image pour que renaissent des moments perdus, ou tout simplement rangés à l'abri de nos
désirs, ou de notre volonté d'en découdre avec les démons qui nous rongent.
Ce printemps m'allait bien, je le portais comme on porte un vêtement qu'on aime, et dans lequel on est vraiment soi. Un jean lavé plusieurs fois qui épouse les formes et un T-hirt blanc pour
allumer la lumière sur mes joues déjà caressées par le soleil.
Ballerines légères pour une courte promenade et mon refuge au bord de l'eau.
Il me fallait cette eau, l'impression de l'ailleurs et les bras en vacances pour retrouver tout çà... Je perdrai mon regard dans le fleuve qui coule et sentirai sans doute le parfum des
embruns.
Au bout de l'île St Louis. Un jardin. Un square plutôt. Un banc. La Seine et moi.
Rendez-vous.
Par FrédériqueLR
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