Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /Mars /2009 17:33
.......J'écris encore. Je peux encore. J'écris encore, pour vous dire mes ailes, et mes envies d'envol. J'écris encore, et mes mots restent là.
Cachés dans ce cahier, à l'abri des regards. Je relis de mes doigts, yeux fermés à tâtons tous ces mois écoulés, ces moments hors du temps, posés là, par le bleu et le gris, au gré de mes envies. Je vous parle en silence, les mots sont dans mon coeur, et je ne sais pourquoi, le sentiment étrange qu'ils savent le chemin, me semble une évidence.
Même si, pourtant, rien, vraiment, n'était écrit, ou alors peut-être dans la marge, à côté, sur un cahier volé. Ces mots de vous dans les gouttes de pluie, les rayons du soleil, les flocons de janvier, très sagement posés au creux de mon oreille, coquillage bruissant de vagues douces et lentes, ont conquis un espace ...invisible cocon qui m'entoure. Je suis un papillon.
Votre épaule, vos mains, cette distance infime, raccourcie au fil des mots que l'on s'est dits, des voix entre les lignes, des pas près du musée, dessinés en cadence, après...
Impressionnée, conquise, par votre moue exquise. Et le bleu de vos yeux qui écrit mes matins, même quand rien ne vit, quand le gris donne au temps cette triste patine, et ces humeurs chagrines.
Quelques lignes encore, pour ne rien oublier.
Quelques lignes encore en attendant demain.
Les jonquilles ont fleuri çà et là, ponctuant le jardin de tâches de soleil. Le poids des contingences, des lourdes convenances m'interdisent ensemble de dire mes pensées, timides et tremblantes, et l'improbable accord de deux vies différentes, de deux corps étrangers, de deux mains qui se tendent, de deux coeurs qui s'attendent. Les folles circonstances, qui me disent au fond que dans ce lien profond, s'habiller de prudence, serait le meilleur choix. Mais rêver...
Mais rêver, déjà est un danger. Y penser, une torture lente. Espèrer qu'à travers le silence, mes mots se poseront sur vos ailes amies, sur votre épaule blanche aussi légers, qu'un papillon la nuit.
Et Paris, comme un aimant m'attire. La ville des Lumières a éclairé mes nuits.
Paris tout doucement est entré dans ma vie, par la porte du coeur.
"Ma Sophie je t'envie et j'ai le coeur qui flanche."
Qu'il est déraisonnable de souffrir en silence, notre impuissance est là, parfois...
Pauvre Sven...

 
Par Frédérique L.R - Publié dans : écriture et poésie
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