Quelques lignes encore,sur l'amour... au coeur du récit l'attente, les femmes, les hommes, la vie
Carnets de l'Ouest numéro deux
Ce moment-là n'appartient qu'à moi.
Jambes nues au soleil le plus doux...
Les yeux fermés pour mieux sentir le monde autour. Le bruit des vagues calmes, presque légères de caresses, l'imperceptible frémissement de l'herbe un peu haute, là devant.
Je sais qu'elle est là. Je sais qu'elle bouge.
C'est le vent.
C'est le vent qui fait plier les brins tendres et fragiles. C'est le vent qui caresse mes bras. Les mouettes sont toujours là. Au loin. D'autres oiseaux se sont réveillés et pépient dans mon
dos.
Dans la maison rien ne bouge. Mais bientôt viendra le chuchotement de l'eau qui en bulles légères,frémit elle aussi, comme au diapason de mes envies. Promesse de ce moment voluptueux.
L'heure du premier thé encore.
Parce que chaque jour est différent et pourtant ressemble à celui qui a fui.
Tous les matins je bois la tasse.
Tous les matins je me noie.
Tous les matins je succombe.
Au plaisir.