Carnets de l'ouest numéro sept

Ce matin la lumière a choisi l'horizon.
Elle a pris ses distances.Elle s'étale et s'écrase derrière les îles au fond, retenue par un épais coussin de nuages gris pâles.
J'ai peint les fleurs qui mettent la couleur à ce camaïeu de mer, de roche, de ciel.
Sur le sémaphore rien ne luit,les pins mêmes sont éteints et sombres.
Les oiseaux pépient discrètement, les mouettes ne disent rien.
Seule la mer murmure, tutoyant les rochers tout proches.L'atmosphère est ouatée et je me sens coton ou cotonneuse.
Heureuse et cotonneuse, rêveuse, enveloppée encore des gestes de velours, réchauffée au-dedans, parce qu'il y a là l'amour, là tout près et si loin à la fois.
Le soleil dans sa course secrète à l'abri des nuages, a comme gravi une échelle invisible et projette sur la surface grise un halo scintillant qui change de place de minute en minute.
Le même paysage, chaque fois différent.
Refaire l'histoire...autrement.

Qui je suis....

Laissez-moi vous dire

Mes mots sont à moi, je vous les prête...
Ne les empruntez pas...
Merci .

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