Ces mots sont une autre version de
"en surface" album paru, le 11 mai...2009
vous pouvez toujours poster la vôtre par là
Et puis la trilogie
Ma contribution première à l'idée d'écrire
"en surface", soufflée à l'auteur...sorti des profondeurs...
le début ....
Et moi je suis jalouse de cette liane qui danse, je le voulais pour moi,
sur le parquet qui craque, je voulais ses élans et ses bras en cadence,
je voulais sur ma nuque, son souffle dans la transe, ses yeux noirs dans
les miens, un instant renversée, et ses mains fortes et douces pour me
faire tourner...Moi je voulais danser comme un dernier
tango, mais c'est un pas de deux qu'il esquisse en surface, glissant
sur les pavés dans la nuit qui efface mes envies enlacées à son corps
d'Hidalgo. Est-elle plus belle ou bien plus jeune ? Sait-elle mieux que
moi dans les lumières rouges cambrer ses reins et le tuer d'un regard
vert... Révolver...
....la suite ...
Je le voulais pour moi quand le bandonéon plisse ses notes grises, je le voulais pour moi quand la musique soule de mes sens tout éprise fait glisser sur les lames mes cheveux en rubans,je voulais
son épaule penchée dans la chemise, la courbe de ma jambe reposant là, lascive, l'escarpin fier tendu, comme un arc, bandé avant la flèche, je voulais de mon ventre l'eau qui perle en son centre,
quand d'un geste précis et trois tours en étreinte, nombril contre nombril, il sent sa bouche sèche... coller à la peau moite, et respirer le musc des muscles tambourins. Mais elle est là qui
danse, et rapproche son sein de son corps brun, Pilate, explosant la chemise et le blanc du satin. Une note plaintive brûle leurs lèvres avides, et j'avale mes larmes. Mon corps sera mon arme, mon
poignard, les mains vides...
...la fin ...
Je le voulais pour moi, mais voilà qu'il l'entraîne, la ceinture de son trench, enserre sa taille fine, et la guêpe tournoie en déboulés
savants, sur la pointe des pieds, il tire sur le fil, elle se fait yoyo, s'éloigne et puis revient...Je les suis du regard. Dehors la nuit est tiède, le porche...ils trouvent une alcôve, il la
plaque en silence sur la pierre un peu froide, la soulève, la voilà punaisée...au mur comme une affiche.
Martin ! Il me voit, ombre nue dans la nuit...En surface... je cherche encore sa main, les premières lueurs transpercent les persiennes, éclairant face à moi, sur la pierre du mur, une feuille et
l'oeil rond qui l'accroche : " Et demain, un rock ?"
FrédériqueLR avril 2009
Merci à Michel Françoise d'avoir accepté cette idée
Et bravo à l'auteur de la photo...
Patrick Batard...link