Quelques lignes encore,sur l'amour... au coeur du récit l'attente, les femmes, les hommes, la vie
Plus à l'Ouest...the West
C'est par la mer...encore... que se dévoile, devrais-je dire par temps clair....une
autre terre. Elle s'écrit d'abord à la craie,au pied de ses falaises en symétrie à nos opales, puis très vite déroule son éternelle et insolente verdure à mes yeux qui la connaissent si bien mais
la découvrent à chaque fois, avec le regard sans cesse émerveillé de l'enfant, ou de l'amoureuse, de la voyageuse en attente de plaisir et de nouveauté, à la poursuite d'un étrange graal.
Aborder les falaises, à la manière du conquérant, en oubliant derrière une mer toujours un peu grise qui parfois vous laisse comme soul, où croisent des navires chargés d'exilés temporaires en mal
de France et de ciel bleu, mais peu fréquentés par les "damned froggies" qui ne connaissent pas les cream teas, les fleurs plus belles qu'ailleurs, la pierre blonde millénaire, ni les sponge cakes,
le Branston dans les sandwiches et tant de petits riens qui rendent cette terre-là plus exotique que n'importe quel îlot perdu dans une mer trop chaude.Ils ne savent pas quel plaisir on a à
sillonner cette campagne poétique à peindre et à rêver, cette mine très rock qui chante par tous les pores de sa peau trop blanche.
Ils ignorent la marmalade, les chutneys, les moutons sur les prairies trop vertes, et dans l'assiette flirtant avec la menthe,les collines à perte de vue, les légendes et les landes.
Ils ignorent la beauté parfois un peu figée de ces villages de carte postale, où rien ne semble avoir changé, comme dans une éternité palpable, là où la désuétude confine à l'élégance et à une
certaine idée de l'art de vivre, calme et volupté jusque dans les moindres détails, laissant aux villes le soin de s'énerver un peu en criant les couleurs de la musique autochtone, inventives et
terriblement fashion.
De mauvais goût parfois...quand le bon goût sourit partout des couleurs douces qui semblent faites pour le climat ou simplement nées de lui.
Une certaine idée de l'harmonie aussi, une Morgan surgit partout où le paysage l'attend, et au détour d'un chemin, au creux d'une vallée, le long des murs de pierre, le chaume gris, les enseignes
des lovely shops and pubs moyennageux...
Autant d'invitations à poser le regard sur une quiétude vraie, une atmosphère sur laquelle le temps ne semble pas avoir de prise...
à suivre...