Quelques lignes encore,sur l'amour... au coeur du récit l'attente, les femmes, les hommes, la vie
numéro un
Et voilà.
C'est un nouveau matin.
Le soleil déjà est au-dessus de l'eau dans un ciel magique, filtré par quelques nuages ronds et plats.
J'ai loupé le moment merveilleux où la boule orange semble naître des flots.
Tous les matins du monde devraient ressembler à çà.
Toutes les premières heures du jour devraient se parer de magie et de lumière, pour faire des suivantes des pages de bonheur. Un couple roucoule tout près. Des pigeons, posés surement sur une des
branches du grand pin.
Qu'est-ce qui m'a réveillée, les mouettes qui déjà s'agitent à l'aplomb de l'océan ou la lumière ? Sans doute un peu les deux. La mer si calme et plate ne fait aucun bruit au contact des rochers
bruns.
Je vous écris là, au-dessus d'elle, là où doucement le vert plonge dans le gris vert qui plus tard deviendra bleu vert, émeraude aussi enfin.
Le paysage est simple et je l'aime pour çà.
J'aime aussi cette impression de liberté que procure l'immensité, cette idée de l'infini chatouillée par la présence des îles qui çà et là barrent l'horizon calme, gris bleu.
La mer et le ciel ont la même couleur.
Les cloches sonnent, le sémaphore absorbe le soleil sur son promontoire.
Il est huit heures.
Et déjà ma théière m'a offert plusieurs tasses.
Vous savez quoi ?
Elle est verte.
Vert émeraude.